Le vote au premier tour de l’élection présidentielle de 2017 selon la proximité syndicale

Enquête Harris Iinteractive Liaisons Sociales Quotidien – Wolters Kluwer réalisée en ligne le dimanche 23 avril 2017 en journée. Échantillon de 7 191 inscrits sur les listes électorales, issus d’un échantillon représentatif de 7830 Français âgés de 18 ans et plus. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et région de l’interviewé(e).

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Dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle, Harris Interactive a réalisé ce dimanche 23 avril une enquête afin de mieux qualifier le vote des électeurs. Pour Liaisons Sociales Quotidien – Wolters Kluwer, Harris Interactive a analysé le vote au regard de la proximité syndicale.

Que retenir de cette enquête ?

  • De manière générale, et sans surprise, les sympathisants d’un syndicat de salariés ont voté avant tout pour des candidats de la gauche et du centre. Ainsi, trois candidats se partagent la faveur des deux tiers d’entre eux : 28% ont voté pour Emmanuel Macron, 28% pour Jean-Luc Mélenchon et 11% pour Benoît Hamon. En revanche, seule une minorité de sympathisants d’un syndicat de salariés s’est prononcée en faveur de candidats de la droite et de l’extrême-droite (en particulier, François Fillon et Marine Le Pen ont chacun bénéficié du vote de 13% d’entre eux). En revanche, la situation est totalement différente en ce qui concerne les sympathisants d’un syndicat patronal (MEDEF, CGPME) qui choisissent majoritairement un candidat de droite : plus de la moitié d’entre eux déclarent avoir voté en faveur de François Fillon (et 8% de Marine Le Pen). Notons néanmoins que 21% d’entre eux se sont prononcés pour Emmanuel Macron. Enfin, les personnes ne se disant proches d’aucun syndicat ont avant tout porté leurs suffrages sur Marine Le Pen (25%) et Emmanuel Macron (23%), devant François Fillon (19%) et Jean-Luc Mélenchon (17%).

 

  • Si l’on détaille les tendances de vote par syndicat, notons tout d’abord que les sympathisants de quatre syndicats se sont avant tout prononcés en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Celui-ci reçoit en effet la préférence de 53% des sympathisants Sud-Solidaires, 51% de ceux de la CGT, 43% de ceux de la FSU et 32% de ceux de Force Ouvrière. Cette préférence est très marquée, car les autres candidats cités par ces différents types de sympathisants arrivent généralement loin derrière celui de la France Insoumise. Ainsi, les sympathisants Sud-Solidaires, qui choisissent majoritairement Jean-Luc Mélenchon (53%), ne votent pour les principaux autres candidats (Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen) qu’à hauteur de 13% chacun (et 7% pour François Fillon). De même, si plus de la moitié des sympathisants CGT ont choisi Jean-Luc Mélenchon (51%), 15% d’entre eux indiquent avoir voté pour Marine Le Pen, 13% pour Benoît Hamon et 12% pour Emmanuel Macron. Même constat du côté des sympathisants de la FSU : 43% ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, loin devant Emmanuel Macron (19%) et Benoît Hamon (18%). Enfin, les sympathisants FO se sont avant tout prononcés en faveur de Jean-Luc Mélenchon (32%), mais le deuxième candidat qu’ils citent le plus est Marine Le Pen (24%). Rappelons qu’en 2012, le vote des sympathisants Sud-Solidaires, CGT et FSU s’était principalement réparti entre Jean-Luc Mélenchon et François Hollande (les sympathisants FO avaient alors d’abord choisi François Hollande et Marine Le Pen).

 

  • Emmanuel Macron, quant à lui, arrive en tête des suffrages des sympathisants de deux syndicats. En effet, près d’un sympathisant de la CFDT sur deux (48%) indique avoir voté en faveur du candidat d’En Marche !, les autres candidats cités par cette population arrivant loin derrière lui (François Fillon : 15%, Jean-Luc Mélenchon : 14% et Benoît Hamon : 12%). On constate le même phénomène auprès des sympathisants de l’UNSA : 42% d’entre eux ont voté en faveur de l’ex-Ministre de l’Economie, loin devant les principaux autres candidats choisis (Jean-Luc Mélenchon : 16%, Marine Le Pen : 14% et Benoît Hamon : 13%). Emmanuel Macron bénéficie ainsi du vote de sympathisants de deux syndicats qui avaient majoritairement choisi François Hollande en 2012.

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