Legaltechs françaises, les tendances 2018 : Des startups qui accélèrent dans la conquête de parts de marché

COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 23 janvier 2019

Les startups de la legaltech ne sont plus de belles inconnues. Désormais bien installées, elles proposent sans cesse de nouveaux services pour améliorer l’accès au droit et à la justice. Pour autant, ce secteur est-il arrivé à maturité ? Quelles ont été les tendances en 2018 ? Ces acteurs gagnent-ils des parts de marché ? Lèvent-ils des fonds facilement ? Le point avec la 2e édition du Baromètre, réalisée par Actualités du droit, site édité par Wolters Kluwer, en partenariat
avec Maddyness. Un sondage révélé en exclusivité lors d’un Aperotech organisé par le Conseil national des barreaux (CNB), le 23 janvier 2019.

92,2 %. C’est le premier chiffre qu’il faut retenir : il correspond à la hausse du montant des fonds levés, par rapport à l’année 2017.
En cumulé, les legaltechs auront donc levé 24,6 millions d’euros.
Un chiffre à relativiser. Un acteur a, en effet, levé à lui tout seul 40 % de ces fonds. Et la médiane des fonds levés a chuté de 50 % par rapport à l’année précédente, pour s’établir
à 500 000 euros. Des montants à mettre en perspective, enfin, avec le montant des levées de fonds des fintechs, dont ils ne représentent que 15,2 %.

Cette étude révèle, par ailleurs, que les legaltechs semblent accélérer dans la conquête de parts de marché.
– Les investisseurs sont désormais majoritairement des fonds d’investissements et des business angels (55,6 %) ;
– Les legaltechs cherchent à renforcer leur base de clients : 63,5 % d’entre elles ont ainsi conclu, ou envisagent de le faire, des partenariats avec des grands groupes ou d’autres acteurs privés.

Autre chiffre intéressant : le pourcentage de ces startups qui proposent une plateforme de médiation en ligne. Alors que le projet de loi Justice leur consacre spécifiquement un article (Projet de loi de programmation pour la justice, TA AN n° 1548, 2018-2019, art. 3), seules 1,6 % de ces sociétés proposent, pour l’heure, un tel service.

Des legaltechs qui, pour 33,3 % d’entre elles déclarent être entravées dans leur développement par des freins réglementaires (open data qui se fait attendre, non-reconnaissance par l’administration de la signature électronique, ou encore… périmètre des professions réglementées).

Enfin, signe que la digitalisation des professionnels du droit progresse, le nombre de legaltechs proposant une solution facilitant le quotidien de ces acteurs (plateforme de gestion de projet partagée entre plusieurs acteurs, suivi corporate des sociétés, dataroom numérique, etc.) progresse et rentre même dans le top 4 des services les plus proposés (12,7 %), derrière des services anciens, mais améliorés par l’usage de technologies récentes (mise en relation, création d’acte, création et gestion d’entreprises).

Autres grandes tendances
• 28,6 % des legaltechs n’ont pas levé de fonds, versus 16,5 % en 2017 ;
• La plus grosse levée de fonds d’une legaltech ne représente que 5,8 % de la plus grosse levée de fonds française, toutes startups confondues, versus 8,6 % en 2017 (plus grosse levée de fonds toutes startups confondues en 2017 : 70 millions d’euros) ;
• Forte baisse du nombre de créations par rapport à 2017, avec 12,7 % des legaltechs créées en 2018 (mais chiffre identique à 2016).

* Cette enquête porte sur les legaltechs inscrites, en France, au registre du commerce et des sociétés. Elle a été réalisée sur la base d’un questionnaire qui leur a été adressé par mail et mis à disposition sur les réseaux sociaux, sur une période allant de juin à décembre 2018. 101 start-ups ont répondu, sur lesquelles 63 correspondaient aux critères définis (une société proposant des services en relation avec l’exercice du droit et de la justice, ayant son siège social en France). Certaines des legaltechs contactées n’ont pas répondu à notre sondage.

À propos des auteurs de l’enquête

Anaïs Richardin est la directrice de la rédaction de Maddyness. Passée par Stratégies et Owni, elle aime être au cœur du bouillonnement permanent de l’innovation et des startups qui la portent.

Gaëlle Marraud des Grottes est responsable éditoriale de la rubrique Tech & Droit et Rédacteur en chef du site Actualités du droit chez Wolters Kluwer. Après presque 10 ans à la tête de la Collection Lamy droit civil, elle analyse aujourd’hui pour les professionnels du droit les évolutions de la régulation des nouvelles technologies (blockchain, intelligence artificielle, etc.).

 

Communiqué de presse Baromètre des Legaltechs en PDF


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